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Starbucks ouvre un « laboratoire »
Après, Seattle, New York, Londres et Paris, c’est à Amsterdam que Starbucks ouvrira une nouvelle boutique concept dans quelques semaines. Mais cette fois, la marque pousse encore plus loin l’innovation en transformant une ancienne banque du centre de la ville en, ce qu’elle appelle, un laboratoire.
Ce laboratoire proposera un décor conçu par une équipe de designers, d’artistes et d’artisans locaux. Matières recyclées et durables, meubles en bois, chaises et tabourets dépareillés… Le nouvel espace souhaite devenir un lieu de rencontre convivial pour les habitants du quartier.
Le laboratoire Starbucks comprendra également une boulangerie (des tweets seront semble-t-il envoyés pour avertir les gens d’une nouvelle fournée de biscuits tout chauds!). Et il y aura une scène, qui accueillera diverses activités culturelles – spectacles de musique, lectures de poésie, etc.
L’endroit servira aussi à tester en Europe de nouveaux produits et de nouvelles méthodes d’infusion du café.
Avons-nous ici un aperçu de la vision d’avenir de Starbucks?
Et puis, à quand un Starbucks made in Montréal?
Ice Cube: Architecte avant Niggaz With Attitude
Ice Cube apparaît dans le dernier court métrage de la Pacific Standard Time (PST).
La PST est une collaboration d’une soixantaine d’institutions culturelles à travers la Californie qui se réunissent pour raconter l’histoire de la scène artistique de Los Angeles de 1945 à 1980. Ils y racontent comment elle est devenue une force majeure dans le monde de l’art: de l’après Seconde Guerre mondiale à la révolution féministe, en passant par l’architecture et la pop minimaliste.
Ici, le rappeur originaire de Los Angeles souligne l’apport architectural des Eames, reconnus pour utiliser des matériaux non conventionnels dans la construction d’édifice: « Ils faisaient des mash-ups avant que les mash-ups existent », ajoute Cube qui a étudié l’architecture avant de chanter F*** tha police.
La plateforme, signée TBWA\Chiat\Day, se décline en vidéo et en imprimés. Parmi les autres exécutions, l’on retrouve Anthony Kiedis, chanteur des Red Hot Chili Peppers, conduisant dans L.A. avec à ses côtés l’artiste Ed Ruscha.
Première neige, première vitrine de Noël en 3D
La façade illuminée en 3D du Saks Fifth Avenue à New York a été dévoilée cette semaine.
Comme nouveauté, les acheteurs pouvaient lire les codes QR sur les fenêtres du magasin. Ces derniers redirigeaient vers un site mobile où les gens pouvaient regarder la projection et se renseigner sur le Saks.
Le spectacle 3D est visible tous les soirs pendant 5 heures, de novembre 21 au 6 janvier.
Inspirations d’Amsterdam
Amsterdam est maintenant reconnue comme un bassin créatif. Reconnue aussi pour ses « coffe shop » et son « red light », des agences comme Wieden+ Kennedy, Sid Lee et Taxi y voient également une grande diversité culturelle, un mélange des idées et une atmosphère explosive. Infopresse profite de la nomination de Marie-Elaine Benoît, anciennement codirectrice de création de Sid Lee Amsterdam, et maitenant directrice de création à Montréal, pour connaître les tendances de la capitale des Pays-Bas.
Les agences d’Amsterdam ont la cote en création pub (W+K, Sid Lee, 180 Amsterdam, Taxi, DDB). Y a-t-il une technique ou une tendance que tu as remarquée là-bas et pas ici?
Évidemment, chacune de ces agences a sa propre philosophie et sa propre culture. Elles ont cependant un point en particulier, elles sont toutes hyper multiculturelles, où la langue parlé est l’anglais. Bréziliens, Chinois, Américains, Australiens, Espagnols, Italiens, Allemands, Malésiens, Suédois, Canadiens, le monde entier se trouve dans chacune de ses agences. Le niveau est élevé, le talent bouillonne, la qualité est internationale. Chacun de ces talents contribue à apporter un petit bout de sa propre culture dans le milieu de la créativité.
Qu’est ce qu’on écoute comme musique quand on travaille en création à Amsterdam?
La chanson de l’année chez Sid Lee Amsterdam : Canneloni Macaroni – Lasse Holm.
Un artiste qui inspire?
Lucy Mc Rae, un artiste qui mélange technologie, mode et corps humain.
Un magazine à lire?
Eyemazing, un bookazine international sur la photographie contemporaine.
Un blogue ou un site web à consulter?
nalden.nl sur le mode de vie des « natifs du numérique ». Il contient des histoires audio, vidéo et des photos ainsi qu’une boutique. On y couvre un large éventail de sujets, comme la musique, le design, la mode et la technologie.
Un bar à fréquenter?
Pour sa bière locale excellente: brouwerij ‘t ij
Un lieu ?
Le quartier du NDSM avec son âme industrielle, son marché aux puces mensuel, ses maisons en « container », son café en serre au bord de l’eau (Café Noorderlicht), ses résidences d’artistes, ses événements.
Des productions locales que tu aimerais exporter au QC?
Calff & Meischke: Producteur imprimé qui peut réaliser tout, et je dis bien tout ce qu’un créatif peut imaginer. Leur collection imprimée au sous-sol est un paradis pour les designers.
Projections 3D en façade
Quelques semaines avant Noël, les devantures de boutiques s’illuminent aux couleurs de Noël. À Montréal, Ogilvy poursuit sa tradition en animant une de ses vitrines d’un décor mécanique, alors que le magasin De Serres sur Sainte-Catherine s’est paré d’un rideau lumineux qui donne un coup d’œil nouveau à ce coin de quartier quelque peu sombre.
La rédaction a craqué pour les façade du Saks Fifth Avenue à New York et du H&M d’Amsterdam, qui projettent des animations à effet 3D.
La première, dévoilée le 23 novembre dernier, s’intitule The Snowflake and the Bubble. L’installation, qui utilise la technologie du « vidéo-mapping », nécessite un système sur mesure de six projecteurs. Conçue par l’agence Iris, l’animation peut être vue tous les 15 minutes, jusqu’au 6 janvier.
À l’occasion de l’ouverture de son nouveau magasin à Amsterdam, H&M a utilisé la même technologie de vidéo-mapping, pour présenter une animation de trois minutes, signée Muse.
Tout le monde à bord
De tels lieux étaient auparavant réservés aux marques de luxe : Vuitton, Dior ou Prada dans le secteur de la mode, BMW ou Mercedes dans celui de l’automobile. Elles ont cependant rapidement été imitées par des marques plus populaires, qui ont vu là une façon de se distinguer dans un marché très encombré.
Abercrombie & Fitch sur la 5e Avenue à New York et, plus récemment, H&M sur les Champs-Élysées à Paris (dans un édifice signé Jean Nouvel, starchitecte français par excellence!) ont ainsi prouvé que ces flagships n’étaient plus l’apanage des seules marques haut de gamme.
Steve Jobs a été le premier à adapter ce concept pour les produits technologiques, faisant fleurir les Apple Store dans toutes les grandes villes du monde. Ce n’était donc plus qu’une question de temps avant qu’un autre détaillant de produits technologiques ne lui emboîte le pas.
C’est maintenant chose faite, avec l’ouverture la semaine passée à Montréal du magasin-phare de Vidéotron sur la très fréquentée rue Sainte-Catherine.
Comme bien souvent, les grands ont ouvert la voie aux plus petits, sans toutefois que les versions « grand public » ne deviennent des imitations « à rabais ». Bien au contraire. Comme l’écrivait sur son blogue Arnaud Granata, directeur des contenus d’Infopresse, seules la qualité des produits et la clientèle rappellent aux visiteurs du flagship parisien d’H&M qu’ils ne sont pas dans l’antre d’un grand créateur.
Même impression de grandeur chez Vidéotron, qui a combiné l’expertise des plus internationaux des québécois : Sid Lee, Moment Factory et Gsmprjct. Le résultat, impressionnant et accrocheur, n’a rien à envier au Apple Store situé à quelques encablures de là.





















