Intel rencontre The Sartorialist

Le photographe Scott Schuman, alias The Sartorialist, est le sujet d’un court documentaire. On y suit le blogueur, leader adulé du « streetstyle » (qui est lu par quelques 70 000 fans chaque jour) dans les rues de New York à la recherche de nouveaux sujets. « It’s almost like letting yourself fall in love a little bit everyday », raconte-t-il.

La vidéo est une initiative d’Intel. Pour faire la promo de sa nouvelle génération de processeurs, l’entreprise a lancé la semaine dernière, au Consumer Electronics Show de Las Vegas, la campagne Visual Life. Celle-ci invite le public à partager sur son microsite sa « visual life » (amis, famille, endroits visités, inspirations, etc).

Ce clip sur The Sartorialist a été produit pour donner le coup d’envoi au projet. Qui de mieux que celui qui a changé l’image de la mode?

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Créativité « on the side »

Pour stimuler leur créativité, de nombreux designers et publicitaires mènent des projets personnels en parallèle de leur travail. C’est le cas de Dmitri Siegle, directeur exécutif du marketing de la chaîne de vêtements Urban Outfitters.

De passage à Toronto, mi-novembre, à la conférence Design Thinkers, il n’a pas parlé de la vision de la marque pour laquelle il travaille ou de ses derniers aménagements commerciaux. Il a plutôt préféré profiter de l’événement pour présenter au public un projet qui lui tient à cœur: Green Patriot Posters, une collaboration de deux ans avec l’activiste environnemental Edward Morris.

Ensemble, ils ont souhaité mobiliser le milieu du design américain pour sensibiliser les jeunes au changement climatique. « Les jeunes, qui sont les plus touchés par le problème, puisque ce sont eux qui hériteront d’un environnement au seuil de l’effondrement, sont bizarrement apathiques et cyniques », a-t-il expliqué.

Inspirés par les posters créés pour rallier les citoyens à la cause du rationnement, lors de la deuxième guerre mondiale, ils ont eu l’idée d’utiliser l’affiche pour faire passer leur message.  « Même si le lieu de diffusion a changé – une affiche est plus vue de nos jours sur le web que dans la rue – son esthétique reste pertinente. » Pari réussi, les affiches conçues ont rapidement été reprises sur les réseaux sociaux. « C’est en ce moment le meilleur endroit pour se faire voir et entendre. »

Dmitri Siegle a également rassemblé les œuvres dans un livre. « Nous y avons songé beaucoup avant. Nous voulions un vrai produit écoresponsable. Il n’y a rien de pire que le greenwashing! »

Voici donc ses conseils pour réussir à publier un livre véritablement «vert»:

1- Ne choisissez pas le meilleur imprimeur. Ce dernier devrait être sélectionné selon ses   pratiques et sa location.

2- Ne concevez pas un format original. Optez pour un format standard.

3- N’utilisez pas de matériaux « cool » (couleurs néon, aluminium, etc.).

4- N’utilisez pas les meilleurs papiers.

5- N’ajouter pas de touche originale, comme un vernis, par exemple.

6- Ne pensez surtout pas économiser – ou faire – de l’argent.

Il a poussé l’expérience encore plus loin en créant des stunts publicitaires ici et là. Il a entre autres contacté le designer de renom Michael Bierut, du studio new yorkais Pentagram, qui a accepté avec plaisir de signer une campagne pour faire entre autres la promo du transport en commun dans sa ville natale de Cleveland.

Dmitri Siegle collabore aussi au magazine web Design Observer et est professeur au Art Center College of Design. Son travail a été reconnu par l’AIGA, Promax and BDA et l’International Biennale of Graphic Design. Il est le fondateur de Ante Projects.

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